Faits effrayants sur les démons dans la Kabbale et la tradition juive

 בס"ד 



Faits effrayants sur les démons dans la Kabbale et la tradition juive

Lorsqu’il s’agit d’histoires effrayantes, la tradition juive possède sa part de personnages inquiétants, les démons (Shedim) occupant une place centrale.

Que sont-ils réellement ? Existent-ils vraiment ? Sont-ils dangereux ?

Comme la plupart des lecteurs ici peuvent le constater, ces entités ne sont pas de simples fantômes fictifs destinés à faire peur ; ce sont des êtres complexes qui traversent l’histoire juive et la Kabbale. Des légendes du Talmud à la sagesse cachée du Zohar, les démons jouent un rôle important dans l’exploration des zones d’ombre de l’existence et de nos combats spirituels.

J’ose dire que la plupart d’entre nous sommes, à des degrés divers, influencés par des démons que nous croisons dans le domaine public (reshut harabim). Cependant, pour la plupart des personnes « normales », l’influence d’un démon est relativement faible, car l’aura d’une personne la protège naturellement.

La compréhension juive des démons va bien au-delà des méchants typiques des films hollywoodiens. Ces êtres incarnent un mélange de mystère et de morale, servant de rappels de la dualité de la création et des conséquences des choix humains. Une histoire célèbre est rapportée dans le Talmud (Meilah 17b), où Rabbi Shimon bar Yohaï utilisa un démon nommé Ben Temalion pour posséder la fille de César. Il se rendait ensuite au palais pour la « guérir » (c’est-à-dire demander au démon de partir), puis gagnait la faveur de César afin d’annuler les décrets sévères contre les Juifs.

Plongeons dans les origines de ces créatures, leur nature et les raisons pour lesquelles elles ont intrigué les rabbins, les kabbalistes et les conteurs pendant des siècles.

1. Origines et nature des démons dans la tradition juive

Le Talmud (en particulier ‘Haguiga 16a) offre des perspectives fascinantes sur ces créatures, expliquant qu’elles furent créées au crépuscule du sixième jour de la Création.

Selon ce récit, Hachem commença à les créer mais n’acheva pas l’œuvre (volontairement, bien entendu), les laissant dans un état à moitié formé, sans corps physiques. Cette étrange histoire d’origine donne le ton expliquant pourquoi les démons sont considérés comme moins tangibles et plus surnaturels que d’autres êtres.

Mais que sont réellement ces êtres ?

Dans les enseignements kabbalistiques, les démons sont dits habiter l’espace entre les royaumes spirituel et matériel. Le Zohar, œuvre centrale de la Kabbale, apporte un éclairage plus profond, les décrivant comme des entités nées des « écorces » ou Klipot, représentant des forces impures ou négatives dans l’univers. Les Klipot servent de barrières qui obscurcissent la lumière divine et représentent les aspects sombres de la création. Les démons sont donc perçus comme les manifestations d’un déséquilibre spirituel, incarnant le chaos et mettant à l’épreuve la détermination humaine à adhérer aux lois spirituelles.

2. La création et les caractéristiques des démons

Le Talmud (‘Haguiga 16a, Avot 5:6) et la tradition midrashique situent la création des démons à un moment éminemment liminal : le crépuscule du sixième jour de la Création, à la frontière précise entre l’achèvement de la Création et la sanctification du Chabbat

Selon le Midrash Rabbah (Bereshit 7:5), les démons figurent sur la liste des dix choses créées au crépuscule (bein ha-shmashot), aux côtés du Shamir (le ver tailleur de pierre) et d’autres objets miraculeux. Le Midrash rapporte : « Rabbi dit : ce sont les démons. Dieu créa leurs âmes, mais lorsqu’Il vint créer leurs corps, Il sanctifia le Chabbat et ne les créa pas. »

Ce moment n’est pas accidentel ; il définit leur nature essentielle comme incomplète. Ce sont des êtres « inachevés », éternellement coincés dans le crépuscule, ni pleinement spirituels comme les anges, ni pleinement physiques comme les humains. Leur manque d’achèvement motive leur comportement : ils sont souvent décrits comme jaloux de la forme physique de l’humanité, cherchant à s’attacher au monde matériel.

Nous apprenons dans le Talmud (‘Haguiga 16b) une classification biologique spécifique des shedim, les décrivant comme une espèce hybride partageant trois traits avec les anges et trois avec les humains :

Comme les anges :

Ils ont des ailes (ou peuvent voler).

Ils peuvent se déplacer d’un bout du monde à l’autre.

Ils ont une connaissance préalable de l’avenir (bien qu’ils ne la « perçoivent » qu’en l’entendant derrière le rideau céleste).

Comme les humains :

Ils mangent et boivent.

Ils se reproduisent et se multiplient.

Ils finissent par mourir.

Cette dualité signifie qu’ils ont des besoins physiques mais des capacités surnaturelles. Le Talmud affirme qu’ils sont souvent invisibles à l’œil nu, et que ceux qui possèdent une perception spirituelle déclarent que si l’on voyait les milliers de shedim qui nous entourent quotidiennement, « aucune créature ne pourrait supporter la terreur ».

La vision cosmique du Zohar : le vin et le levain

Nous trouvons dans le Zohar (III:178a-b) un passage très intéressant qui reformule la création des démons dans la compréhension kabbalistique des mondes spirituels. Le texte explique que lorsque le sixième jour de la Création fut achevé et qu’Adam eut été formé, les esprits des démons émergèrent à la recherche de corps. Mais lorsque le soleil se coucha, annonçant le Chabbat, l’œuvre de la Création s’arrêta.

Le Zohar déclare : « Lorsque vint le temps de la sanctification de ce jour, entre le coucher du soleil et l’apparition des étoiles le vendredi soir, les esprits des démons sortirent afin qu’un corps leur soit créé. Mais le jour fut sanctifié et la Création ne fut pas achevée, et le monde demeura imparfait, et les actes de la Création furent incomplets. »

Cette imperfection (c’est-à-dire le côté gauche inachevé de la Création) subsista jusqu’à ce qu’Israël reçût la Torah et fût organisé selon ses degrés appropriés (Prêtres, Lévites et Israélites). Le Zohar poursuit : « Le service des Lévites, qui correspond au côté gauche, acheva la dimension imparfaite de l’axe gauche [dans le schéma mystique de l’Arbre de Vie], d’où les démons étaient issus. C’est alors que les corps des démons furent complétés. »

Il est difficile de donner une catégorisation précise des démons, car la tradition juive en parle de manière parcimonieuse. Bien que nous ayons des récits de kabbalistes tels que R. ‘Haïm Vital, le Ben Ish ‘Haï et R. Yehouda Fetaya qui ont traité avec eux, nous ne savons pas vraiment ce qui distingue l’un de l’autre, car chacun peut présenter de nombreux aspects différents qui le placeraient dans des catégories totalement distinctes.

Dans la Kabbale, les démons sont dits habiter l’espace entre les royaumes spirituel et matériel. Le Zohar les décrit comme des entités nées des Klipot (c’est-à-dire des « écorces » ou « coquilles ») représentant des forces impures ou négatives dans la Création.

Les Klipot servent de barrières qui obscurcissent la lumière divine. Dans le Zohar sur Bereshit, la création de la lune est interprétée de manière mystique : lorsque la lune « s’assombrit » et descendit dans un royaume inférieur, sa diminution donna naissance aux Klipot. Il en résulta l’obscurité, et de l’obscurité émergèrent les forces démoniaques.

Ces démons sont alors les manifestations d’un déséquilibre spirituel, incarnant le chaos et mettant à l’épreuve la détermination humaine à adhérer aux lois spirituelles. L’enseignement indique que les démons peuvent être engendrés par l’action humaine : le potentiel gaspillé, l’énergie dilapidée et les pensées impures créent des « écorces » dans lesquelles les forces négatives s’écoulent (en particulier causées par l’émission séminale).

Voici quelques-uns des démons les plus connus de notre tradition.

La hiérarchie de « l’Autre Côté » (Sitra A’hra)

La démonologie juive n’est pas une foule désorganisée ; elle possède une structure, des rois et des classes spécifiques d’entités.

A. Figures célèbres

Ashmedaï (Asmodée) : le roi des démons. Contrairement au Satan purement maléfique de la tradition chrétienne, Ashmedaï est décrit dans le Talmud (Gittin 68a) comme un personnage complexe, parfois humoristique. Il étudie la Torah dans l’académie céleste et observe la loi juive, tout en étant enclin à la malice et au vice.

La légende la plus célèbre raconte que le roi Salomon captura Ashmedaï afin de découvrir l’emplacement du Shamir (le ver tailleur de pierre) pour construire le Temple sans outils de métal. Cette histoire reflète le principe kabbalistique selon lequel même les forces négatives ont leur place dans le plan divin : Ashmedaï, lorsqu’il est correctement contraint, peut servir à l’édification de la sainteté.

Lilith : Lilith se dresse comme l’archétype de la démone dans la Kabbale. Dans le Zohar 1:19b, les origines de Lilith sont décrites en détail mystique. Comme Adam, son corps fut créé à partir de la poussière de la terre le sixième jour de la Création. Cependant, elle devint le réceptacle de la lumière défectueuse du Samekh Mem (Samaël), tandis qu’Adam reçut la lumière parfaite de Hachem.

Selon l’Alphabet de Ben Sira et des sources kabbalistiques ultérieures, Lilith fut la première épouse d’Adam avant Ève. Chassée du Jardin d’Éden pour son refus de se soumettre, elle devient un symbole de rébellion et d’autonomie, mais détourné en une expression sombre. Nous trouvons dans les siddourim et de nombreuses sources que Lilith incarne l’aspect féminin obscur et est liée à la Sitra A’hra (« l’Autre Côté »), qui représente les forces de l’impureté, tentant les hommes au péché.

Les récits de Lilith servent souvent de mises en garde, mêlant des thèmes sociaux, moraux et mystiques. Dans la Kabbale lourianique, il existe plusieurs Lilith (que l’on pourrait considérer comme ses rejetons), chacune ayant des rôles et des degrés de pouvoir différents. La plus redoutable est associée à la menace pesant sur les nouveau-nés et les femmes enceintes, en particulier durant les périodes vulnérables où la protection divine est la plus faible.

Agrat bat Mahlat : Une démone puissante mentionnée dans Pessa’him 112b, décrite comme la « démone dansante des toits », voyageant avec une suite de 18 000 anges destructeurs. Le Talmud avertit spécifiquement qu’elle est la plus dangereuse les nuits de mardi et de vendredi ; historiquement, les rabbins conseillaient d’éviter de marcher seul durant ces périodes afin d’échapper à son influence.

Ketev Meriri : Le « démon de midi ». Fondé sur le Psaume 91:6, cet être est actif durant les heures chaudes de l’après-midi, en particulier pendant les « Trois Semaines » de deuil (entre le 17 Tamouz et le 9 Av). Les sources midrashiques le décrivent de manière terrifiante : une boule roulante d’yeux et d’écailles qui voit à travers le cœur, apportant maladie soudaine et fléau.

B. Catégories générales

Shedim (שֵׁדִים) : Démons généraux – Le terme le plus courant pour désigner les démons dans les textes juifs. Les shedim sont des esprits pouvant causer des dommages ou des méfaits. Ils n’apparaissent que deux fois dans le texte biblique (Psaume 106:37 et Deutéronome 32:17), à chaque fois dans des contextes de culte étranger et de sacrifices d’enfants.

Roua’h Ra’ah (רוח רעה) : Esprits mauvais – Ce sont des esprits impurs ou nuisibles qui peuvent influencer le comportement humain, provoquer des maladies ou porter malchance. Ils sont souvent associés à l’impureté rituelle, et diverses coutumes juives (comme le lavage des mains au réveil) visent à s’en protéger. La différence entre Shedim et Roua’h Ra’ah est que les premiers peuvent se matérialiser, tandis que les seconds ne le peuvent pas.

Mazzikim (מַזִּיקִים) : Entités nuisibles – Le terme signifie littéralement « faiseurs de dommages ». Ces esprits sont censés provoquer des accidents, des malheurs et des maladies. Le Talmud les décrit comme des êtres invisibles qui rôdent dans des lieux sombres ou abandonnés. Selon le Zohar, un homme peut créer des Mazzikim en gaspillant sa semence, lesquels se vengeront alors de lui après sa mort. Selon le Ben Ish ‘Haï, une femme peut également créer des Mazzikim en « gaspillant sa semence ». Les Mazzikim peuvent être détruits par la récitation nocturne du Shema Israël.

Se’irim (שְׂעִירִים) : Démons-boucs – Ces esprits, mentionnés dans la Torah (Lévitique 17:7, Isaïe 13:21), sont associés aux déserts et aux lieux désolés. Certaines traditions les relient à des êtres semblables aux satyres qui étaient vénérés dans l’Antiquité, puis réinterprétés comme démoniaques.

Lilin (לִילִין) : Esprits nocturnes – Dérivés de Lilith, ce sont des démons nocturnes qui hantent la nuit et s’attaquent aux humains, en particulier aux nouveau-nés et aux femmes enceintes. Ils sont souvent considérés comme les descendants de Lilith et de Samaël.

Dybbouk (דיבוק) : Esprits possesseurs – Un Dybbouk est l’âme d’une personne décédée qui n’a pas trouvé le repos et qui possède un corps vivant. Ce concept est plus présent dans le mysticisme et le folklore juifs tardifs, en particulier au XVIe siècle, et représente une catégorie distincte des Shedim.

Shedim Nezikin (שדים מזיקים) : Démons de châtiment – Ces démons agissent comme des agents de la rétribution divine, exécutant des punitions pour les péchés. Certaines traditions mystiques les considèrent comme des anges déchus ou des esprits corrompus pris entre les mondes.

Pratiques protectrices et amulettes (kameot) dans la tradition juive

Tout au long de l’histoire, les communautés juives ont adopté diverses pratiques et rituels pour se protéger des forces démoniaques lorsqu’elles représentaient un danger accru. L’une des mesures de protection les plus courantes est l’utilisation d’amulettes et de talismans (kameot) inscrits de noms divins et de versets.

Le Talmud (Chabbat 67a) fait référence à l’utilisation de tels objets comme moyen d’éloigner les esprits nuisibles, ce qui montre à quel point cette pratique était profondément enracinée dans la vie juive antique. La bénédiction sacerdotale (Nombres 6:24-26) et des noms angéliques spécifiques sont souvent écrits sur parchemin et placés à l’intérieur des amulettes afin d’invoquer la protection divine.

Mezouzah : Le Zohar affirme qu’une mezouzah cachère fixée au montant de la porte agit comme un bouclier, empêchant les Mazzikim d’entrer dans la maison. Le saint Nom Shaddaï écrit à l’extérieur est un acronyme de Shomer Daltot Yisrael (Gardien des portes d’Israël). Il était également courant que les Juifs offrent des mezouzot aux non-Juifs.

Netilat Yadayim (lavage des mains) : Au réveil, les Juifs se lavent les mains trois fois. L’explication, que l’on trouve dans le Choul’han Aroukh, est que durant le sommeil, l’âme s’élève, laissant le corps dans un état de mort mineure (impureté). Un Roua’h Ra’ah se dépose alors sur les extrémités (le bout des doigts). Le lavage élimine ce résidu spirituel.

Récitation du Shema : La récitation du Shema avant de dormir est décrite comme une « épée » qui protège le dormeur des « terreurs de la nuit » (Mazzikim).

Symboles kabbalistiques : Le Sefer Raziel HaMalakh, un texte kabbalistique médiéval attribué à l’ange Raziel, regorge de références à des prières secrètes et à des noms sacrés capables de protéger les individus contre les interférences démoniaques.

La symbolique kabbalistique plus profonde : les démons comme défis intérieurs

Bien que les démons soient souvent perçus comme des êtres littéraux, les enseignements kabbalistiques les interprètent à un niveau plus profond et symbolique. Selon le Zohar (Volume 1, 148b), les démons peuvent être compris comme des manifestations des défauts humains, des peurs et des désirs incontrôlés. Ils sont le reflet de nos luttes intérieures, symbolisant les défis qui doivent être affrontés pour la croissance spirituelle.

Cette perspective offre un autre éclairage : les démons ne sont pas seulement des menaces extérieures, mais des rappels du travail spirituel nécessaire pour surmonter ses impulsions les plus sombres et s’aligner plus étroitement sur la volonté de Dieu.

Les enseignements de l’Arizal développent cette idée, suggérant que l’affrontement de ces forces obscures, qu’elles soient internes ou externes, renforce la capacité de l’âme à recevoir la lumière. Cette approche mystique transforme le récit de la peur en un message d’autonomisation, rappelant aux pratiquants que surmonter les défis, qu’ils soient démoniaques ou personnels, est une voie vers le raffinement spirituel.

La rectification future : lorsque les démons serviront la sainteté

L’un des enseignements les plus mystérieux du Zohar concerne la destinée ultime des démons. Le texte suggère que lors de la rédemption future, les corps des démons seront complétés, non pour les détruire, mais pour les rectifier et les élever.

En effet, les Klipot (coquilles) ne sont pas des obstacles éternels, mais des barrières temporaires. Dans le Monde à Venir, toutes les étincelles de sainteté emprisonnées dans les écorces seront élevées et restaurées à leur source. Les forces mêmes qui s’opposent aujourd’hui à la volonté divine deviendront des canaux de son expression, l’amplifiant.

Ce concept révolutionnaire reflète le principe kabbalistique selon lequel rien dans la Création n’est véritablement mauvais ou irrécupérable, mais seulement mal orienté ou incomplet (à l’exception peut-être d’Amalek). Lorsque les forces de « l’axe gauche » (associé à la rigueur, au jugement et au domaine démoniaque) sont correctement équilibrées par celles de « l’axe droit » (compassion et miséricorde), l’harmonie et la plénitude émergent.

Conclusion

La compréhension juive des Shedim dépasse la simple démonologie. Ces êtres incarnent les paradoxes mêmes de la Création : incomplets mais réels, destructeurs mais porteurs de sens, externes mais reflets de notre état intérieur. Du crépuscule du sixième jour, où ils émergèrent inachevés, à leur rectification ultime à l’époque du Machia’h, les démons servent d’avertissements qu’il convient de garder intériorisés, mais éloignés de nous.

Qu’ils soient envisagés à travers le réalisme talmudique ou la Kabbale, les Shedim nous mettent au défi de reconnaître que la Création n’est ni purement bonne ni purement mauvaise, mais une interaction complexe de forces à travers lesquelles les âmes sont éprouvées, affinées et élevées. Ils nous rappellent que la maîtrise spirituelle ne consiste pas à nier l’obscurité, mais à la comprendre, à l’intégrer et, finalement, à la transformer en lumière.

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